Beni: La société civile territoire de Beni monte au créneau après le massacre d'une trentaine de civile
C'est une nuit d'horreur que Cantine vient de vivre. Dans la nuit de jeudi 5 à vendredi 6 novembre 2026, vers 23h, des combattants ADF ont attaqué l'agglomération de Cantine, dans le territoire de Beni, laissant derrière eux des morts, des maisons en cendres et une population en fuite.
Le bilan est encore provisoire, mais déjà effroyable :
-Une trentaine de civils tués
Une centaine de maisons incendiées
Plusieurs motos et un véhicule réduits en cendres
Des postes de santé saccagés
Des maisons de commerce pillées
L'information est confirmée par Tchetche Aliamini, président des forces vives de la localité Baswagha-Lubena.
Après l'attaque, c'est l'exode. Plus de 70% de la population de Cantine a fui le village pour se mettre à l'abri.
Cantine, autrefois animée, est aujourd'hui presque vide.
Face à cette situation, Tchetche Aliamini invite la population à garder confiance en l'armée, qui s'est engagée à restaurer la paix dans cette entité.
La société civile du territoire de Beni monte au créneau pour décrier la résurgence des attaques ADF dans le territoire, par la porte de Cantine.
Son rapporteur, Philippe Paluku Bonne Année, estime que cette résurgence vient perturber la grande saison du cacao, pour laquelle toute la population se préparait.
Il appelle à un double bouchon de la part des services de sécurité pour inhiber la nuisance de l'ennemi.
Au-delà des chiffres, ce sont des familles endeuillées, des enfants sans toit, des commerçants ruinés, des malades sans centre de santé.
La population de Cantine ne demande qu'une chose : la sécurité pour rentrer chez elle, cultiver son cacao et vivre en paix.
Wanzire Shukurani

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