RDC treize ans après sa disparition Allain Moloto demeure un modèle d'intégrité, de de consécration et interpelle encore le gospel congolais
UNE VOIX QUI REFUSE DE SE TAIRE Le 2 août 2013, la République Démocratique du Congo perdait l’un de ses plus grands adorateurs : Alain Moloto, fondateur du groupe GAEL "Adorons l’Éternel". Il avait 52 ans. Treize ans plus tard, ses chants comme _ Nzambe na nga _ , _ Adorons l’Eternel _ , _ Tu es Dieu, sans pareil, osanba, je t'adore moningami malamo, puissant Dieu ... _ continuent de traverser les églises, les radios et les réseaux sociaux. Mais au-delà de la nostalgie, la commémoration de cette année soulève une question inconfortable : Avons-nous gardé l’homme derrière les cantiques, ou seulement la mélodie ? I. UN MODÈLE D’INTÉGRITÉ DANS UN MONDE EN CRISE Pour Georges Kasereka Bagheni , étudiant en théologie à l’*Université Chrétienne Bilingue du Congo - UCBC Beni*, Alain Moloto représente une référence qui se fait rare. « Ce qui frappait le plus chez Alain Moloto, c’est la cohérence. Ce qu’il chantait, il le vivait. Il n’a jamais divorcé. Il n’a jamais été m...