Beni: Journée internationale de la jeune fille, la journaliste odile tsongo plaide pour un avenir sans barrières pour chaque fille
A l’occasion de la Journée Internationale de la Jeune Fille, célébrée chaque 11 octobre, la journaliste Odile Tsongo plaide pour un avenir où chaque fille peut rêver, étudier, choisir son métier et participer au développement de sa communauté, sans être limitée par son genre.
À travers un message de sensibilisation axé sur la santé et la paix, la professionnelle des médias a tenu à assumer sa responsabilité dans la lutte commune pour les droits de la jeune fille. Pour elle, l'avenir d'une fille ne doit pas être décidé à sa place.
"Chaque fille a le droit de rêver, d'étudier, de choisir son métier et de participer pleinement au développement de sa communauté, sans que son sexe ne devienne une barrière. Malheureusement, aujourd'hui encore, beaucoup de filles voient leur avenir brisé par le mariage précoce et la pression de la communauté. Nous devons dire non à cela."
S'adressant particulièrement aux filles du Nord-Kivu et de l'Ituri, deux provinces confrontées à une situation socio-sécuritaire préoccupante marquée par les conflits armés et les déplacements, elle lance un appel vibrant à la résilience.
"A vous mes sœurs du Nord-Kivu et de l'Ituri, je vous appelle à la résilience. Malgré tout ce que nous vivons, continuez à apprendre, continuez à développer vos talents et croyez en vos capacités. Même si la situation est difficile et injuste, votre éducation reste votre plus grande force, ajoute-t-il ."
La journaliste interpelle également les parents et les autorités compétentes afin qu’ils créent un environnement propice au développement intégral de la jeune fille.
"J'interpelle les parents et les autorités à créer un environnement sûr et propice pour la jeune fille. Protégez-la, soutenez ses ambitions. Car investir dans une fille, c'est investir dans la paix, la reconstruction et le développement de toute une nation."
Dans un contexte marqué par les conflits armés, les déplacements massifs, les violences basées sur le genre et la précarité, les filles du Nord-Kivu et de l'Ituri font face à de multiples obstacles : accès limité à l'école, mariage précoce, travaux domestiques et insécurité. Pourtant, leur éducation et leur autonomisation demeurent des leviers essentiels pour la paix et le développement durable.
Cette journée du 11 octobre rappelle donc aux parents, aux autorités et à toute la communauté l’urgence de protéger les droits des filles, de soutenir leurs ambitions et de leur garantir un environnement sûr et inclusif.
Augustin Kiti

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