Défense à l'UNIO : les médias locaux peuvent-ils sauver Oicha de l'insalubrité ? La réponse de Kasereka KISOMERYA Zawa dans son mémoire

 

C'est dans la salle Eli Betheli de la CECA 20 à Mbimbi que l'impétrant Kasereka KISOMERYA Zawa, du Département des Sciences de l'Information et de la Communication (SIC), a présenté devant un jury exigeant son travail intitulé : « L'incidence des émissions environnementales diffusées dans les médias locaux sur l'assainissement de la ville d'Oicha ».

Pourquoi ce sujet ?

Parce que Oicha fait face à un problème visible par tous : déchets ménagers mal gérés, immondices qui jonchent les rues, manque criant de poubelles publiques, caniveaux bouchés et eaux usées stagnantes. Kasereka KISOMERYA Zawa a voulu vérifier si la radio, l'outil le plus proche de la population, peut être une solution.

L'étude a interrogé 110 habitants de la ville. Le verdict est clair :
La Radio Moto Oicha est la championne de l'audience locale avec 70,9% 79,1% des personnes interrogées ont déjà suivi une émission environnementale.

Et ça marche ? Oui, mais en partie.
54,5% de ceux qui écoutent ces émissions disent aller sensibiliser leur entourage à leur tour. 40% affirment avoir eux-mêmes changé de mentalité et pris conscience du problème.

Le travail de Kasereka KISOMERYA Zawa confirme que les radios locales jouent un rôle positif. Mais leur impact est freiné par deux faiblesses majeures : les émissions environnementales sont irrégulières et il n'existe aucun programme 100% dédié à l'assainissement.

L'appel final du lauréat

Pour que Oicha devienne propre, il ne faut pas seulement parler à la radio :

- Aux journalistes : Créez des émissions fixes et régulières sur l'assainissement, avec un langage adapté à la réalité d'Oicha.

-À la Mairie et aux ONG : Passez de la parole aux actes. Installez des poubelles publiques, créez des dépotoirs officiels et relancez les travaux communautaires de Salongo.

Une recherche qui prouve une chose : sans actions concrètes sur le terrain, la sensibilisation à la radio ne suffit pas. Mais avec des actions concrètes, les médias locaux peuvent devenir le moteur d'une ville plus propre.

La rédaction félicite le nouveau lauréat, Kasereka KISOMERYA Zawa, de la Faculté de l'Homme et de la Société / SIC !


Wanzire Shukurani

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