RDC : prêt de 4 500 cas confirmé d'ebola dont plus de 2 000 décès, l'OMS tire la sonnette d’alarme.
L’Organisation Mondiale de la Santé, OMS, a exprimé mercredi 13 août son inquiétude face à l’accélération inquiétante de l’épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo.
Avec près de 4 500 cas confirmés et plus de 2000 décès recensés dans 53 zones de santé, la flambée menace de dépasser l’ampleur de la crise qui avait dévasté l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.
Une riposte en retard, l’épidémie prend de l’avance
Lors d’une conférence de presse tenue à Genève, le Directeur général de l’OMS, Dr. Tedros Adhanom, a indiqué que la riposte contre le virus a commencé avec un grand retard. Résultat : l’épidémie a pris une avance considérable.
Une réalité reconnue aussi à Bunia. Déclarée officiellement le 15 mai 2026, l’épidémie aurait en réalité débuté deux à trois mois plus tôt selon les estimations de l’OMS. Ce retard dans la détection a permis au virus de s’implanter profondément dans les communautés avant le déploiement des premières mesures.
L’Ituri, épicentre de la crise
En moins de trois mois, le virus s’est propagé dans 5 provinces. L’Ituri est aujourd’hui l’épicentre de la crise avec 90% des cas recensés et environ 80% des décès.
La transmission reste particulièrement active dans la ville de Bunia ainsi que dans les zones de santé de RWAMBARA et NIZI.
C’est ce qu’a reconnu le Dr Gisele Mbuyi, responsable du pilier surveillance au niveau national, lors d’une conférence de presse mardi 11 août à Bunia.
> Nous observons des contaminations très actives ces derniers temps, a-t-elle déclaré.
Le plus grand défi : les décès communautaires
Au-delà des chiffres officiels, l’OMS s’alarme des cas de décès communautaires qui échappent au système de surveillance. Un des plus grands défis actuels pour les équipes de riposte.
Face à l’ampleur de la crise, l’OMS et les responsables congolais estiment que la lutte contre Ebola ne pourra être gagnée uniquement dans les centres de traitement. L’appropriation communautaire de la lutte est désormais considérée comme un élément central de la stratégie.
Augustin Kiti

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