OICHA : Les journalistes outillés sur la communication organisationnelle - Richard Kirumba : Une institution qui ne communique pas est vouée à disparaître
Journée intense de formation ce dimanche 23 août 2026 à Oicha. Les journalistes de la ville ont été formés sur la communication des organisations et des entreprises. Une initiative pour renforcer leurs compétences et ouvrir de nouvelles opportunités professionnelles. C'est la salle de réunion de la Radio Moto Oicha qui a servi de cadre.
Les chevaliers de la plume de la ville d'Oicha viennent de bénéficier d'une formation de taille sur un domaine devenu incontournable.
C'était ce dimanche 23 août 2026, dans la salle de réunion de la Radio Moto Oicha (RMO). Pendant plusieurs heures, les professionnels des médias de la place ont été outillés sur *la communication des organisations et des entreprises*.
L'objectif, selon les organisateurs, est clair : permettre à ces journalistes d'acquérir des compétences complémentaires dans ce domaine aussi important et très demandé sur le marché de l'emploi.
Journalisme et Communication : Deux métiers différents
C'est Richard Kirumba, expert en communication, qui a assuré la facilitation de cette séance.
Dans son exposé magistral, le formateur a tenu à nuancer deux concepts souvent confondus : le journalisme et la communication. Si le journaliste cherche, traite et diffuse l'information d'intérêt général avec objectivité, le communicant, lui, est au service d'une organisation pour construire, protéger et promouvoir son image.
Il est revenu en détail sur les principes fondamentaux de la communication organisationnelle, ses outils, ses stratégies et surtout ses profits pour une structure qui l'embrasse.
> Le journaliste informe le public, le communicant informe le public AU NOM de son organisation. Ce sont deux logiques différentes mais complémentaires, a-t-il expliqué.
Une institution qui ne communique pas est vouée à disparaître
Dans une interview accordée à la presse à l'issue de la formation, Richard Kirumba est revenu sur les objectifs de cette séance.
Pour l'expert, à l'heure du numérique où l'information circule à la vitesse de la lumière, aucune organisation sérieuse ne peut se permettre de rester silencieuse.
À cette occasion, il a lancé un appel vibrant aux organisations locales, aux ONG, aux entreprises et même aux institutions publiques œuvrant à Oicha et dans le territoire de Beni à considérer et à privilégier la communication.
> Une institution qui ne communique pas est vouée à la disparition. Si vous ne parlez pas de ce que vous faites, quelqu'un d'autre parlera à votre place, et pas forcément en bien, a-t-il martelé.
Il a encouragé ces structures à s'attacher les services des professionnels formés, dont les journalistes locaux qui viennent d'être outillés, pour assurer leur visibilité et la gestion de leur e-réputation.
Satisfaction des participants
Du côté des bénéficiaires, la satisfaction est totale. Ces derniers estiment que cette formation leur ouvre une nouvelle porte. En plus du micro et de la plume, ils peuvent désormais devenir chargés de communication, consultants ou attachés de presse pour des organisations.
Cette formation s'inscrit dans une série d'initiatives visant à professionnaliser davantage la presse locale à Oicha, une ville qui, malgré le contexte sécuritaire difficile, reste un vivier de talents médiatiques.
Wanzire Shukurani

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