Journée internationale des parents : L’insécurité et les réseaux sociaux fragilisent le rôle parental dans la région de Beni

Commémorée cette semaine dans la région de Beni, Irumu et Mambasa, la Journée internationale des parents a pris une tournure particulière cette année. Entre la peur des attaques armées et l’envahissement des écrans, beaucoup de parents se sentent démunis.

"Nous ne sommes plus les premiers éducateurs"
Dans une région meurtrie par les déplacements et la précarité, assurer trois repas par jour relève déjà du défi. Mais le plus grand combat, disent-ils, se joue à la maison.

Faute de travail stable, plusieurs parents n’arrivent plus à payer l’école ni les soins. Ils parlent d’un rôle parental "volé" par la crise.

Et quand l’économie lâche, la technologie prend la place.

> _« Nos enfants passent plus de temps sur TikTok et WhatsApp qu’avec nous. Ils apprennent des choses que nous ne contrôlons pas. Nous avons perdu notre autorité »_, déplore un père de famille d’Oicha au micro de Wanzire Shukurani.


Des enfants qui disent merci quand même
Malgré les difficultés, le message des enfants a été fort. Pour eux, leurs parents restent des modèles de courage.

> « Même avec les coups de feu la nuit, papa va chercher à manger le matin. Mama vend au marché pour nous. Joyeuse fête à eux »a témoigné une écolière d’Irumu.

Un hommage qui émeut, mais qui n’efface pas les inquiétudes.

Sécurité et sensibilisation : les revendications
Pour cette journée, les parents de Beni, Irumu et Mambasa adressent 3 demandes claires :
1.  Le retour de la paix pour relancer les activités et nourrir les familles
2.  Un accompagnement des ONG pour des formations parentales
3.  Des campagnes sur l’usage responsable des réseaux sociaux par les jeunes

Car sans stabilité, disent-ils, aucun parent ne peut pleinement jouer son rôle.

Wanzire Shukurani

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