BUNIA : La surveillance épidémiologique, pilier indispensable de la riposte contre Ebola selon le Ministère de la Santé.
Lors d’une conférence de presse réunissant une cinquantaine de professionnels des médias, l’épidémiologiste a présenté l’état des lieux des activités de veille dans la province de l’Ituri.
Pour la Dr Mbuyi, la surveillance représente à la fois "l’œil et l’oreille" de la riposte.
Sans surveillance active et réactive, nous travaillons à l’aveuglette. C’est elle qui nous permet de détecter, de tracer et d’orienter l’ensemble des interventions a-t-elle expliqué.
Spécialiste des urgences de santé publique, elle a précisé que le rôle des équipes de surveillance s’articule autour de trois axes : l’identification précoce des cas suspects dans les communautés et les centres de santé, le traçage systématique des contacts, et la transmission en temps réel des données aux autres piliers de la riposte.
La responsable nationale a également évoqué les contraintes majeures rencontrées par ses équipes.
Elle cite notamment la résistance d’une partie de la population, marquée par le refus de dépistage, la dissimulation de cas au sein des familles, et la diffusion de rumeurs infondées.
Ces facteurs, selon elle, entretiennent la peur et compliquent la mission de traçage, augmentant ainsi le risque de propagation du virus.
Ces attitudes sont alimentées par la désinformation et la méconnaissance de la maladie a souligné la Dr Mbuyi Gizele.
Malgré ces défis, la responsable a réaffirmé la détermination du pilier surveillance à poursuivre la traque du virus jusqu’à son éradication complète.
Elle a lancé un appel aux populations de l’Ituri à collaborer avec les équipes de la riposte.
La lutte contre Ebola ne se gagne pas uniquement dans les laboratoires. Elle se gagne d’abord dans les consciences. Nous avons besoin de tous. Signaler un cas, c’est protéger sa communauté.
Le Ministère de la Santé a annoncé le renforcement des campagnes de sensibilisation de proximité dans les zones à risque afin de rétablir la confiance entre les communautés et les intervenants.
Augustin KITI

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