Bunia : Au bord des routes, ces femmes transforment la résilience en pain quotidien
À Bunia, chef-lieu de l’Ituri, la survie se joue chaque matin au bord des routes. Dans un contexte marqué par l’insécurité et la vie chère, des milliers de femmes se battent pour nourrir, soigner et scolariser leurs enfants. Leur arme : de petites activités génératrices de revenus. Leur force : une résilience à toute épreuve.
Le zoom de notre rédaction s’est penché sur le parcours de ces entrepreneures de l’ombre, qui tiennent l’économie familiale à bout de bras.
Madame Kavira Ghislaine : "Je me bats pour mes enfants"
Au parking NURU, en plein cœur de Bunia, Madame KAVIRA GHISLAINE a installé sa modeste table. Beignets chauds, omelettes et galettes : c’est avec cela qu’elle fait vivre sa famille.>
_« Grâce à ce petit commerce, j’arrive à payer l’école de mes enfants et à les soigner. Sans ça, nous n’aurions rien à manger »_.
Mais le combat est quotidien. Faute de place dans un marché, elle est obligée de vendre le long de la route. Une situation qui l’expose à la menace permanente d’expulsion par les services de l’État.
À cela s’ajoute la flambée des prix. La farine, l’huile, le charbon... tout augmente, mais les clients, eux, n’ont pas plus d’argent.
Un rêve simple : travailler dans la dignité
Malgré les épreuves, Madame Ghislaine refuse de baisser les bras.
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> _« Mon plus grand rêve, c’est d’avoir un jour un petit endroit à moi. Un endroit propre et sécurisé où je peux vendre sans avoir peur qu’on chasse mes affaires »_.
La résilience des femmes, moteur de l’Ituri
Le parcours de Madame Kavira est celui de milliers de femmes en Ituri. Débrouillardes, courageuses, elles font tourner l’économie locale de rue en rue.
Pourtant, leur ténacité se heurte à un manque criant d’accompagnement. Les organisations de la société civile appellent les autorités provinciales et nationales à prendre des mesures concrètes :
1. Créer des espaces commerciaux sécurisés et accessibles
2. Stopper les expulsions arbitraires
3. Stabiliser les prix des produits de première nécessité
Car transformer cette résilience en véritable levier de développement durable, cela passe d’abord par la reconnaissance et la protection de ces femmes qui, chaque jour, relèvent la tête.
Augustin Kiti

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