*Njiapanda: Malgré l’insécurité grandissante, les candidats à l’Exetat 2026 affichent sérénité et détermination*

 À quelques heures du lancement officiel de l’Examen d’État session 2026, les finalistes de Njiapanda dans le secteur de Bapiri territoire Lubero, zone particulièrement éprouvée par l’insécurité, envoient un message fort : ils sont prêts et n’ont plus peur.

Ce weekend, en marge des derniers préparatifs, plusieurs élèves candidats se sont confiés au micro de votre radio. Leur discours est unanime : après une année 2025-2026 passée à travailler dur, ils abordent les items sans appréhension.

"Nous avons été bien préparés par nos enseignants. L’insécurité ne nous empêchera pas de réussir. Nous venons pour affronter les épreuves et décrocher nos diplômes", témoigne un candidat finaliste.

Un autre renchérit : "Oui, on entend les détonations la nuit. Mais le matin on se lève, on révise. Cette épreuve, c’est pour notre avenir. On ne peut pas laisser la peur gagner".

Interrogés sur leur projet d’avenir, les finalistes se projettent déjà. Une partie se propose d’embrasser directement des professions techniques et manuelles pour subvenir à leurs besoins et participer au développement local.

D’autres ambitionnent de poursuivre les études supérieures dans les institutions locales. Objectif affiché : acquérir des compétences pour être utiles non seulement à leur société, mais aussi à la nation congolaise en général.

"Je veux faire la médecine. Dans notre zone on manque de médecins. Après mon diplôme, je vais m’inscrire pour soigner ma communauté", confie une candidate.

Notons que, selon le calendrier du Ministère de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, les épreuves de l’Examen d’État session 2026 débuteront lundi prochain sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

À Manguredjipa comme partout ailleurs, chefs de centre et surveillants finalisent les dispositions pratiques. Les candidats, eux, retiennent leur souffle et révisent une dernière fois.

Malgré les tirs, malgré la peur, une génération tient bon. Pour elle, l’Exetat 2026 n’est pas juste un examen. C’est un acte de résilience.



Wanzire Shukurani

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