*Journée de l’enfant africain 2026, la MONUSCO assiste les mineurs et des femmes détenus à Beni et Bunia*
Le 16 juin, Journée de l’Enfant Africain, la MONUSCO a porté son attention sur les enfants les plus vulnérables. À Beni et Bunia, des équipes de la mission onusienne ont organisé assistance humanitaire, sensibilisation aux droits et actions de prévention sanitaire pour les enfants en conflit avec la loi et ceux vivant avec leurs mères en détention. Le thème retenu pour cette année est je cite "l’accès universel à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement pour tous les enfants d’Afrique."
À la prison urbaine et à l’Établissement de garde pour enfants de Beni au Nord-Kivu, la délégation de l’Unité d’appui pénitentiaire MONUSCO, soutenue par les Casques bleus du Malawi, de l’Indonésie, du Kenya, du Népal et de la Tanzanie, a distribué des denrées alimentaires, du lait en poudre, du savon et des kits d’hygiène.
Une attention particulière a été portée aux nourrissons de moins de 3 ans vivant avec leurs mères en prison. Des intrants ont aussi été remis pour renforcer la prévention contre Ebola.
Sefu Kambale Kyalire, directeur de l’établissement pour enfants, a salué l’intervention :
« Le stock était épuisé. La MONUSCO est venue au moment où nous en avions le plus besoin ».
Il en a profité pour lancer un appel aux partenaires locaux et aux personnes de bonne volonté pour emboîter le pas.
Parallèlement, 69 enfants et une vingtaine de femmes détenues ont été sensibilisés à leurs droits fondamentaux. Les Casques bleus malawites ont mené une opération de vidange des fosses septiques, afin de réduire les risques sanitaires dans la prison et ses abords.
À Bunia dans la province de l'Ituri, l’Unité d’appui à la justice MONUSCO et l’ONG ASSOCITURI ont animé une session à la prison centrale. Les 36 mineurs du quartier pour enfants ont reçu des modules sur leurs droits, l’hygiène corporelle et la prévention d’Ebola.
La journée s’est clôturée par des sketchs, des quiz et un concours de danse. Les enfants vivant avec leurs mères ont aussi pris part aux activités. La séance a commencé par un geste fort : désinfection collective des mains et messages de sensibilisation affichés en kiswahili.
« Tous les enfants, sans distinction, doivent jouir de leurs droits à la santé, à l’hygiène et à la dignité », a rappelé un officier MONUSCO présent sur place.
Instituée par l’OUA en 1991 en mémoire des enfants de Soweto tués le 16 juin 1976, cette journée reste un plaidoyer continental pour la protection de l’enfance.
À travers ces interventions, la MONUSCO confirme son appui aux autorités congolaises pour garantir un environnement plus humain aux enfants en détention.
*Wanzire Shukurani*

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