*Beni-Mbau sous la terreur : 44 civils massacrés en 6 jours, une mobilisation générale recommandée pour boucher ce robinet de sang*
D’après l’autorité locale, les assaillants ont frappé simultanément plusieurs villages du groupement Batangi-Mbau. Matété, Mamuli, Kitoho, Kinyamuseghe, Vemba, Tabora, Mukida dit Croquis, Matiba, PK8 et PK13 : aucune de ces localités n’a été épargnée. Bilan humain lourd : 44 personnes tuées. Bilan matériel tout aussi dramatique : plusieurs maisons réduites en cendres, des motos incendiées, et un nombre indéterminé de disparus. Des familles entières sont aujourd’hui en deuil, d’autres sont en errance.
Face à cette escalade, le chef de secteur lance un appel fort à la population : vigilance maximale et collaboration totale avec les forces de sécurité. Il insiste sur l’importance de dénoncer immédiatement tout mouvement suspect, toute présence inhabituelle dans les champs ou en lisière de forêt. Il met également en garde contre un autre danger : la désinformation. « Les fausses rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les quartiers perturbent les opérations militaires en cours », a-t-il déclaré. Un message clair : seule l’information vérifiée peut aider à sauver des vies.
Malgré l’ampleur du drame, l’autorité se veut rassurante sur la réponse de l’État :
« L’armée est à pied d’œuvre pour éradiquer définitivement ce fléau », a martelé Kasereka Malisava Jean Bosco. Il invite cependant les habitants à garder leur calme et à faire confiance aux FARDC et aux services spécialisés engagés sur le terrain.
Au-delà des pertes humaines, c’est la santé mentale des survivants qui inquiète. Pour y répondre, les autorités annoncent l’ouverture d’un service d’accompagnement psychologique gratuit au centre de santé de Mbau. Insomnie, perte d’appétit, cauchemars répétés, troubles dans la vie de couple : tous ces signes de traumatisme sont pris au sérieux. La prise en charge est assurée par des psychologues de l’ONG Première Urgence Internationale, grâce au financement du Fonds Humanitaire de la RDC. Les victimes et témoins directs des attaques sont invités à se présenter sans crainte.
Beni-Mbau pleure ses morts. Mais entre la douleur et la peur, le message des autorités est clair : résister, dénoncer, et se faire soigner. Car face à la barbarie, l’unité et la vigilance restent les premières armes des civils.
*Wanzire Shukurani*

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