*Beni: L'administrateur militaire assistant du territoire lance le TENASOSP, rassure sur la sécurité et remonte le moral des candidats.*
Malgré l’insécurité qui frappe le territoire de Beni, le Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle, TENASOSP, a démarré ce jeudi 11 juin 2026 dans le calme. Le coup d’envoi a été donné par le colonel Marcel Kaloni Shalunga, administrateur militaire assistant du territoire, à l’Institut Babwisi à Oicha. Un lancement marqué par un hommage aux élèves victimes des ADF et par un message d’espoir aux candidats.
C’est à l’Institut Babwisi, école technique conventionnée anglicane située dans la cellule Katsiwa, quartier Mbimbi à l’ouest de la commune d’Oicha, que les autorités ont lancé officiellement les épreuves.
Avant toute chose, le colonel Marcel Kaloni Shalunga a observé une minute de silence afin de rendre hommage à tous les apprenants décédés dans les violences attribuées aux ADF.
Autour de lui, plusieurs autorités administratives et éducatives notamment Kambale Kibwana Jean de Dieu, bourgmestre adjoint de la commune d’Oicha, Omer Muke Mwenge, inspecteur chef de pool secondaire en sous division d'Oicha, et Enock Kavyavu, sous-proved dans la même entité éducative. Tous ont pris la parole pour appeler les finalistes au calme et à la sérénité leur rassurant le bon déroulement des activités dans une sécurité totale.
Le colonel Euta Omeonga a garanti aux candidats des conditions de passation apaisées, malgré le contexte. Un message destiné à remonter le moral des élèves et à les mettre dans de bonnes conditions psychologiques.
« Travaillez avec calme. Vous êtes encadrés et protégés », ont martelé les intervenants. L’inspecteur Omer Muke Mwenge et le sous-proved Enock Kavyavu ont abondé dans le même sens, souhaitant à tous les candidats « bon travail ».
Le choix de l’Institut Babwisi comme centre de passation fait l’unanimité. Pour des d’élèves vivant dans les zones périphériques d’Oicha, cela évite les déplacements longs et risqués vers le centre-ville. Une décision logistique qui devient aussi un acte de justice scolaire.
Du côté des chefs d’établissements, le signal est fort. Pour eux, ériger Babwisi en centre, c’est reconnaître le rôle des écoles de proximité et rapprocher l’administration des réalités du terrain.
Jacques Katembo Bakumu, préfet de l’Institut Babwisi, s’est dit honoré. « Nous remercions l’administrateur militaire du territoire, le sous-proved et l’inspecteur chef de pool secondaire pour la confiance portée à notre école. C’est une grande responsabilité mais aussi une fierté pour toute la communauté éducative », a-t-il déclaré.
Conformément au calendrier national, les candidats ont débuté par l’épreuve de mathématiques ce jeudi. Le test se poursuivra vendredi pour la seconde journée.
Dans les salles, ambiance studieuse. Malgré les traumatismes liés aux conflits, les finalistes semblent déterminés à saisir cette chance d’orientation scolaire et professionnelle.
Le TENASOSP remplace l’ancien ENAFEP 6e pour les élèves de 8e année. Il vise à évaluer les acquis et à orienter les élèves vers les filières générales, techniques ou professionnelles. Dans le territoire de Beni, son organisation reste un défi chaque année en raison de l’activisme des groupes armés.
Le déroulement sans incident de cette première journée est donc perçu comme une victoire symbolique pour l’école congolaise en zone de crise.
*Wanzire Shukurani*

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