*Beni : 6 présumés bandits parmi eux un criminel qualifié présentés à la parade à Oicha*
La parade hebdomadaire tenue ce lundi en commune d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, a mis en lumière deux faits qui interpellent : la présentation de six présumés bandits âgés de moins de 30 ans, et l’interpellation d’un enfant de 8 ans accusé d’avoir dérobé plus de 360 000 FC destinés à la fête des taximens.
Selon les éléments présentés par les services de sécurité, l’un des suspects est considéré comme le cerveau du groupe. Il est accusé d’être l’auteur du meurtre du taximan Kazungu, dont le corps a été retrouvé à Ngilingili sur l’axe Oicha-Kithivya, localité Bakila Tenambo, groupement Batangi-Mbau, secteur de Beni-Mbau. Le même individu est aussi cité dans l’agression au couteau d’une autre personne à Mbau les jours précédents.
Les cinq autres sont poursuivis pour une série de vols et braquages ciblant des commerces de la région. Le coup le plus récent remonte au samedi 6 juin à Ngele, où ils auraient emporté téléphones, power banks, télévisions et divers accessoires. D’après les témoignages, la maison de commerce a été entièrement vidée.
Au cours de leur audition, les suspects ont reconnu les faits et indiqué que d’autres membres du réseau restent en fuite. Les enquêtes se poursuivent pour les localiser. Tous ont moins de 30 ans. Cinq résident dans la commune d’Oicha, le sixième est originaire de Mayimoya. Disons que plus de 24 chops au côté de plusieurs maisons d'habitation et de commerce cambriolées.
Autre dossier marquant de la parade : l’arrestation d’un enfant de 8 ans. Il est accusé d’avoir emporté plus de 350 000 francs congolais collectés pour l’organisation de la fête des taximens du parking Mbimbi prévue le 15 juin prochain. L’enfant a été appréhendé par la Police nationale congolaise, commissariat communal d’Oicha, alors qu’il avait déjà dilapidé une grande partie de la somme. Son dossier est en cours d’instruction.
La société civile, noyau communal d’Oicha, salue l’action conjointe de la PNC et de la population. D’après la police, l’interpellation des suspects n’aurait pas été possible sans la dénonciation citoyenne et la vigilance des habitants.
Samuel Mahamba, premier vice-président de la structure, réclame des sanctions strictes. Il appelle la justice à déférer les présumés bandits devant leur juge naturel et à éviter tout relâchement.
« Nous voulons que ces brigands soient déférés devant leur juge naturel et nous ne voulons plus le revoir ici », a-t-il déclaré.
Plusieurs autres informations issues des différents services de sécurité ont également été remontées au cours de cette parade.
Le fait que tous les suspects aient moins de 30 ans, dont cinq originaires d’Oicha même, relance le débat sur la précarité et la radicalisation d’une partie de la jeunesse locale. Entre chômage, influence des groupes armés et perte de repères, la question de l’encadrement des jeunes se pose avec acuité dans cette zone régulièrement secouée par l’insécurité.
L’affaire est désormais entre les mains de la justice militaire, tandis que les enquêtes pour démanteler tout le réseau se poursuivent.
*Wanzire Shukurani*

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