*Beni: Le gouvernement des étudiants de l'UNIO parmi les rares qui respectent la planète 50 50*
Dans un environnement universitaire où les instances dirigeantes restent majoritairement masculines, le gouvernement étudiant de l’UNIO-OICHA trace une voie différente. Six membres. Trois femmes. Trois hommes. Un équilibre arithmétique qui, à Beni, prend la valeur d’un acte politique et social.
*Une parité assumée, des responsabilités concrètes*
Le comité se définit comme inclusif, et les faits lui donnent raison. Les trois femmes n’occupent pas des postes de figuration. Elles sont au cœur du dispositif :
*Honorata Busingizi*, ministre du Budget, a introduit une gestion plus rigoureuse et transparente des fonds. Dans un contexte où chaque franc compte, son travail permet de financer des projets qui bénéficient à tous les étudiants, et non à une minorité. Elle démontre qu’une gestion responsable est le socle de toute action sociale durable.
*Kabunga Rachel*, ministre des Affaires sociales, incarne le lien humain du comité. Son ministère ne se limite pas à l’administration. Il intervient sur l’entraide entre étudiants, l’appui aux plus démunis et la création d’un climat de solidarité sur le campus. Dans une ville comme Beni, où les étudiants font face à des réalités économiques difficiles, ce rôle devient essentiel à la cohésion sociale.
*Safi*, chargée du Genre, s’attaque à la racine des inégalités. Son action ne se résume pas à des discours. Elle mène des campagnes de sensibilisation sur le respect, la lutte contre les stéréotypes et l’accès équitable aux opportunités au sein de l’université. Elle place la question du genre au centre des discussions, là où elle est souvent évitée.
Ce choix de confier des portefeuilles techniques et sociaux à des femmes rompt avec l’habitude de les cantonner à des fonctions annexes. Le chef du gouvernement ne cache pas sa satisfaction : "Elles assument parfaitement leurs fonctions et font la fierté de toute l’équipe."
Le récent café scientifique organisé par l’UNIO-OICHA a permis de mesurer le travail accompli. Loin d’un simple exercice de communication, cette rencontre a été l’occasion pour chaque ministère de présenter un bilan public de ses actions.
Pour les trois ministres, c’était l’heure de rendre compte. Honorata a détaillé la rigueur budgétaire mise en place. Kabunga a exposé les projets sociaux menés en faveur des étudiants les plus vulnérables. Safi a mis en avant les sensibilisations menées autour du genre et du respect mutuel au sein du campus. Devant leurs pairs, elles ont démontré que la compétence n’a pas de genre.
*Beni, un signal fort pour le leadership étudiant*
Beni n’est pas seulement une ville marquée par ses défis sécuritaires et économiques. C’est aussi un terrain où la jeunesse cherche à réinventer ses modèles de leadership. Dans ce contexte, l’exemple de l’UNIO-OICHA résonne. Il montre qu’il est possible de construire une gouvernance étudiante équilibrée, crédible et redevable.
Ce 50/50 n’est pas un hasard. Il envoie un message clair aux autres associations estudiantines de la région : l’inclusion n’affaiblit pas la performance, elle la renforce. En diversifiant les profils et les regards au sein de son exécutif, l’UNIO-OICHA se donne les moyens de représenter réellement l’ensemble des étudiants.
En mettant les femmes au cœur de la gestion budgétaire, de l’action sociale et de la lutte pour l’égalité, l’université envoie un signal à toute la communauté : le développement ne peut pas se faire sans la moitié de la population. Et il ne peut pas se faire sans redevabilité.
*Wanzire Shukurani* rapporte un mandat qui pourrait bien inspirer d’autres campus. Si cette dynamique se maintient, l’UNIO-OICHA ne sera pas seulement cité pour son équilibre, mais pour la qualité de l’impact laissé derrière lui.
*Wanzire Shukurani*

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