Butembo : les femmes s’engagent pour la paix et renoncent au planning familial grâce à une sensibilisation de Ubuntu Panafrika



Des femmes politiques, membres de partis politiques, d’associations féminines et de mouvements citoyens se sont réunies autour de la problématique de l’insécurité et du terrorisme en République Démocratique du Congo. Placée sous le thème « Les femmes politiques et les partis politiques face à l’insécurité et au terrorisme en RDC : osons la différence », cette conférence s’est tenue ce vendredi 3 avril dans la grande salle du centre Uhai Kikyo à Butembo, à l’occasion de la clôture du mois de mars dédié aux droits de la femme. Elle s’inscrivait également dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 1325 sur la participation des femmes dans les processus de paix et de sécurité.

Les participantes, venues de divers horizons, notamment des partis politiques, des associations féminines, des groupes de pression ainsi que des forces armées et de la police, ont été appelées à contribuer activement à la recherche de la paix et de la stabilité. Il leur a été recommandé de promouvoir l’éducation citoyenne et sécuritaire de leurs enfants, de leur inculquer des valeurs de paix et de les encourager à s’engager dans des carrières liées à la sécurité nationale.

Maître Fidèle Andera, de l’ASBL Ubuntu Panafrica, l’un des facilitateurs, a expliqué les motivations de cette initiative, soulignant l’importance de l’implication des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.

En réaction, les participantes ont salué une conférence inspirante, affirmant avoir acquis des connaissances essentielles. Elles se sont engagées à renforcer leur collaboration avec les services de sécurité.

Dans un geste symbolique, des bougies allumées ont été remises aux militaires des FARDC, en signe de soutien et d’encouragement.

« Nous remercions Ubuntu Panafrica pour l’organisation de cette conférence centrée sur le mariage civilo-militaire, la contribution de la femme dans la recherche de la paix et son intégration dans les instances décisionnelles du pays », ont déclaré certaines participantes.

Poursuivant, elles ont insisté sur la responsabilité de la femme dans la société :

« Nous devons multiplier les naissances, donner à nos enfants une éducation sécuritaire et les orienter vers l’armée. Aucune femme étrangère ne viendra donner naissance aux FARDC ; au contraire, nous risquons d’être dominés par des peuples étrangers », ont-elles affirmé.

Elles ont également souligné le rôle stratégique de la femme dans la communauté :

« C’est la femme qui accueille, qui héberge et nourrit. Elle doit donc servir de source d’information et collaborer étroitement avec les services de sécurité. »

À l’issue de cette rencontre, toutes ont appelé à une implication individuelle et collective pour le retour de la paix, même au-delà du mois de mars dédié à la femme.

Wanzire Shukurani

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